Historique de la JL Basket

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Questions

Jean-Jacques Coltice

« Jean-Jacques était un enfant de la JEU.

      Sa mère , Lucette Bonnard, remarquable voix de soprano, tenait, avant 1939, les rôles principaux dans les productions musicales du groupe artistique de la Jeunesse Laïque; (concerts, opérettes) Son oncle, Julien Bonnard avait créé, au sein de l'association, un orchestre de cordes - mandolines; guitares, contrebasses- appelé "l'Estudiantina". Son père, Gilbert, au sortir de  la guerre où il avait joué un rôle dans la résistance, avait assuré , pendant plusieurs années, le poste de secrétaire général de la JL, et , bien entendu, toute la famille fréquentait, dans une activité ou dans une autre, le 42, Rue Charles Robin.

      Rien d'étonnant donc, à ce que Jean-Jacques figure parmi ceux qui, dans les années 1970, veulent donner, au Fanton 4groupe théâtral, une nouvelle dynamique. Pour lui, en effet, le théâtre, et particulièrement à la Jeunesse Laïque, ne devait pas être un simple divertissement. Il devait aussi, et surtout, amener le spectateur à la réflexion. On peut le voir à travers les oeuvres qu'il a mises en scène. "Pourquoi ont-ils tué Jaurès" (Benedetto) " "La poudre d'intelligence" (Kateb Yacine) Pour certaines, il en avait assuré, préalablement, l'écriture. "La Bastille et après", à l'occasion du 200è anniversaire le Révolution Française, "l'Europe, c'est l'Amérique" ou "l'ébauche d'un bonheur prolongé", d'après des textes de Roger Vailland.

      Jean Ferrat, pour justifier son engagement, déclare, dans une de ses chansons " je ne chante pas pour passer le temps".

      Jean-Jacques pensait également que le théâtre, au-delà de l'émotion ou du rire, se devait aussi d'éveiller les consciences. »

P et M Guénard

La Jeunesse Laïque pleure un sociétaire fidèle, un ex-administrateur, un ex-responsable de la section théâtrale… Jean-Jacques Coltice s’en est allé samedi très vite, trop vite. C’était un ami, notre ami, un homme de conviction avec lequel on aimait dialoguer, polémiquer. Les souvenirs vont nous rester, précieux car à la réflexion ils ne furent pas assez nombreux. De la part des Anciens , toutes nos sincères condoléances à son épouse et ses enfants, à sa famille. Bien tristement. Jean Grolet.

Parus dans Le Progrès.

 

Au moment où « le monde le quittait » (sic), Jean-Jacques Coltice répudiait « le chœur des pleureuses », qui ne manquerait pas de s’apitoyer sur sa mort. Pour le chœur, c’est raté. Ce mercredi, en fin d’après-midi, la Tannerie accueillait plus de 600 personnes pour un hommage ultime. 600 âmes amies, mais pas une pleureuse dans la salle.

 

Chacun(e) à sa manière a retracé le parcours d’un homme aux cent bras. Homme de théâtre, de plume, d’esprit, de convictions, de combats, journaliste engagé, journaliste tout simplement, écrivain, poète, sportif, citoyen militant engagé sur le front de la culture et de l’intérêt général, associatif acharné, débatteur infatigable, fédérateur d’énergies, impliqué partout et curieux de tout.

 

Son épouse Michèle et sa fille Eva-Marianne ont esquissé le portrait, avant de passer le micro à quelques compagnons de route. « Parce que pour lui, la parole de chacun était unique et importante. »

 

Une chanson de Ferré par-ci, un air de jazz par-là, ses fils Damien et Nico, son « frangin » Jacky Arpino à la guitare, ont joué pour Coltice le musicien. Frank Olivier Schmitt a parlé du « navigateur de la Tannerie ». Beaucoup ont lu des textes de Coltice l’écrivain, ou de Roger Vailland, cet autre poète épris d’absolu. Coltice le journaliste, « ancien Mao et patron de presse », c’était la lutte pour la survie du Courrier de l’Ain. « Écrire, écrire, il en restera toujours quelque chose », disait-il en noircissant ses petits carnets.

 

Plus surprenant, Rémi Garraud dresse une liste des gens qui ont compté et Jean-Jacques Coltice lui demande d’ajouter… Robespierre. Il aurait pu aussi placer les vainqueurs du Tour de France, qu’il connaissait par cœur.

 

Le cœur, c’est celui que Petrek a si bien fait battre. « Certains pleurottent, d’autres jaillissent […] Le rire sera vainqueur/vingt cœurs. Il eut été idiot de vivre triste. »

 

Marc Dazy

 

Les élus.

 

Observateur actif de notre société, ce défenseur de l’éducation populaire, attaché à la laïcité et aux droits des citoyens, apportait régulièrement sa contribution au débat et n’hésitait pas à interpeller pour défendre les causes qu’il estimait justes, a écrit le maire PS de Bourg, Jean-François Debat, dans un fervent hommage à Jean-Jacques Coltice. C’est un humaniste passionné et éclairé qui vient de nous quitter. Il va beaucoup nous manquer. »

 

Le député UMP Xavier Breton a salué aussi le « remarquable parcours » et le « sens profond de l’engagement » d’« un acteur clé du monde économique, un observateur attentif de la vie publique et un citoyen engagé avec passion au service de la culture, des arts et du sports ». Jean-Jacques Coltice avait même converti l’élu de droite aux vertus de la scène de musiques actuelles. Xavier Breton rend honneur au créateur de l’association La truffe et les oreilles, « dont les activités culturelles font de la Tannerie une grande réussite locale » dit-il.

Capture jj coltice